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 "Une éducation libertine" - Jean-Baptiste Del Amo

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Shusuran

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Messages : 27
Date d'inscription : 05/11/2010
Age : 101

MessageSujet: "Une éducation libertine" - Jean-Baptiste Del Amo    Dim 2 Jan - 16:43

*Une éducation libertine*
Jean-Baptiste Del Amo


Résumé:
« C’est un homme sans vertu, sans conscience. Un libertin, un impie. Il se moque de tout, n’a que faire des conventions, rit de la morale. Ses mœurs sont, dit-on, tout à fait inconvenantes, ses habitudes frivoles, ses inclinations pour les plaisirs n’ont pas de limites. Il convoite les deux sexes. On ne compte plus les mariages détruits par sa faute, pour le simple jeu de la séduction, l’excitation de la victoire. Il est impudique et grivois, vagabond et paillard. Sa réputation le précède. Les mères mettent en garde leurs filles, de peur qu’il ne les dévoie. Il est arrivé, on le soupçonne, que des dames se tuent pour lui. Après les avoir menées aux extases de l’amour, il les méprise soudain car seule la volupté l’attise. On chuchote qu’il aurait perverti des religieuses et précipité bien d’autres dames dans les ordres. Il détournerait les hommes de leurs épouses, même ceux qui jurent de n’être pas sensibles à ces plaisirs-là. Oh, je vous le dis, il faut s’en méfier comme du vice. »

Paris, 1760. Le jeune Gaspard laisse derrière lui Quimper pour la capitale. De l’agitation portuaire du fleuve aux raffinements des salons parisiens, il erre dans les bas-fonds et les bordels de Paris. Roman d’apprentissage, Une éducation libertine retrace l’ascension et la chute d’un homme asservi par la chair.
*Quatrième de couverture*

Extrait :
« Paris, nombril crasseux et puant de France. Le soleil, suspendu au ciel comme un oeil de cyclope, jetait sur la ville une chaleur incorruptible, une sécheresse suffocante. Cette fièvre fondait sur Paris, cire épaisse, brûlante, transformait les taudis des soupentes en enfers, coulait dans l'étroitesse des ruelles, saturait de son suc chaque veine et chaque artère, asséchait les fontaines, stagnait dans l'air tremblotant des cours nauséabondes, la désertion des places.
Dans cette géhenne, la chaleur de l'été collait aux visages comme un masque, drapait les corps de feu, tuait les bêtes qui tentaient de survivre en quelque coin d'ombre, suffoquait les femmes aux poitrines poisseuses. Les glandes sudorales déversaient par flots leurs humeurs. Jaillies d'aisselles velues, elles s'écoulaient des fesses aux flancs puis sur les jambes. Fondue comme du beurre sur les fronts, la sueur piquait aux yeux, répandait son sel aux bouches haletantes. La crasse s'écoulait comme un sédiment, marquait les plis aux articulations de traces noires. On s'éventait avec un rien, un vieux chiffon, une gazette, une main. On soulevait, ce faisant, le remugle aigrelet des corps transpirants. La puanteur de l'un se mêlait à la puanteur de l'autre quand déjà les corps ne se frottaient pas, mélangeant leurs sueurs respectives. Cette pestilence gonflait les haillons, les vêtements de peu couvrant un reste de pudeur, montait paresseusement dans l'air stagnant, fleurissait, envahissait la ville entière. »


Mon avis :
Un roman aussi passionnant que dérangeant, qui n’est pas à la porter de tout le monde.
Mort et érotisme se côtoient, se confondent même. Certains passages mettent le lecteur mal à l’aise et pourtant avide de continuer sa lecture.
Gaspard est un être torturé, obsédé par le comte Etienne.V, il sombrera dans la prostitution masculine, avant de prendre des amants dans la société bourgeoises

Les premiers chapitres ne sont pas sans rappeler Patrick Süskind, il y a même un ou deux clins d’œil au-dis livre. Si l'on n'a pas tourné de l'œil avec les descriptions olfactives et macabres des ruelles du Paris populaire, on est emballé par le rythme des pages et le style de l’auteur. Mais là s’arrête la comparaison avec « Le parfum ».

C’est un livre controversé qui reçoit autant de critiques élogieuses que réprobatrices, il a, notons le, reçut le prix Goncourt du premier roman.

Personnellement je suis vraiment restée scotchée, et l'ai dévoré en moins de 2 jours.

Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu de roman qui ne soit ni de la fantasy ni de la science fiction, j'en reste baba!


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Nilbroc
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MessageSujet: Re: "Une éducation libertine" - Jean-Baptiste Del Amo    Lun 3 Jan - 19:03

Très bonne fiche shusuran ! Je crois bien que je l'ai et ça m'a donner envie de le lire !

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"Une éducation libertine" - Jean-Baptiste Del Amo
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